fin-d'orage-dan

 

Après les gifles d’orage 
et l’armada des éclairs 
naufragés dans le ciel noir 
les lourds serpents de la pluie 
grouillants et brillants tressés, 
voilà qu’au soir un chemin 
gonflé sort de sa coquille 
et se déroule et s’étire
en rivière de lumière, 
au milieu de tant de verts 
que les glossaires des flores 
et les boîtes de pastels 
ne suffiraient à les dire. 
Et juste on pourrait sentir
sans rien vouloir déranger
la verdeur de feuille et d’eau
et les notes de la terre
réveillées par le soleil.
Dans sa musique en silence
s’effaceraient les regrets. 
Ni l’instant ni la rivière
ne peuvent se retenir.
Mais le vert bonheur d’y être !

 

Isabelle Herbert

dodo orage dan