NOUR

 

Nour

 

La brume blême effume les soupirs

Du pavé moite aux luisances d’insectes.

Ombres ténues et ténèbres suspectes,

Le vent n’a nul endroit où se tapir.

 

Enfant du feu et des chemins de sang,

Nour a prié, loin des villes-tombeaux,

Pour qu’au matin son destin en lambeaux

Renaisse là, sur cet autre versant.

 

Même vaincue au point du nouveau jour,

La nuit forcit son haleine glaciale.

Nour n’a pas vu d’aurore boréale

Mais juste un ange, ailes chargées d’amour...

 

 

Poème signé Maryse

Peinture de Régis LORETTI