Les Aglamiettes

13 décembre 2017

Uranus, Edith, Marcel et ZIC !

 uranus

 

Dans Uranus, de Marcel Aymé, paroles d'un cafetier défendant un coiffeur :

 

 

"Voyez par exemple Rochard, celui que j'ai failli corriger tout à l'heure. Il louchait sur la veuve d'un contremaître. Mais elle, justement, elle n'aime pas le genre ouvrier. Ce qui lui plaît, c'est le métier joli, la délicatesse, et Alfred, il a pour lui l'ondulation, la permanente à domicile et les mains de velours. Pas besoin de vous en dire plus long".


On dirait du Audiard...

 

PS :

Je viens de réceptionner un gros colis pour Guillaume de la part de Julien ; ça vient d'un magasin de musique mais je n'en sais pas plus !

 

Edith curieuse...

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Edith Collomb

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11 décembre 2017

PANTY’S SONG...

dunes

 

PANTY’S SONG

 

C’est mon mouchoir pour gamberger
Le peu qui te cache en dentelles
J’y fais un nœud pour n’oublier
Jamais de te rester fidèle

Et puisque ce soir tu pars tôt
Que blanche ma nuit se profile
J’emprunte ton « Petits-Bateaux »
Pour retrouver l’odeur de l’île

Soufre et vanille acide et rhum
Brûlent sa plage de guipure
Et j’en respire les opiums
Pour rendre l’âme à ses coutures

Si de nos adieux je n’ai rien
Que ce foulard blanc que j’agite
Dans mon désert à traversin
Rien qu’une culotte

Petite
C’est le chalut de mes amours
Le filet qui te tenait toute
Dans mes insomnies au long cours
Je le déplie au moindre doute

Et quand les parfums repêchés
De l’haleine de tes abysses
Remontent
Dans mes yeux fermés
Je vois la mer entre tes cuisses.

 

Jean Barbé

 

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10 décembre 2017

"Clair Obscur" Sylvie (suite de l'album)...

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"Clair Obscur" Sylvie (suite de l'album)...

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09 décembre 2017

Ha que quand même !

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08 décembre 2017

Charlotte Gainsbourg - Lying With You...

 

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02 décembre 2017

Une Nouvelle de Jean Barbé...

tontons-flingueurs

 

L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

 

 

Bien qu’il fut premier adjoint la plupart ne lui connaissait d’autre nom que celui de Castor qu’il tenait je crois d’une dentition généreuse. Généreuse, aimable et commerçante, elle décuplait un sourire arrimé aux bords des lèvres et s’épanouissait pour une simple commande d’escalope ou de cinq rondelles d’andouille. Son père avait détaillé le cochon et la génisse avant lui et Castor en avait aussi hérité cette habitude de reposer son crayon sur son oreille droite. Sans lâcher la balance des yeux il le prenait machinal pour noter en gros chiffres illisibles le prix de la côtelette sur le papier d’emballage. Puis il le re-posait illico, jusqu’à la prochaine pesée, sur son perchoir ourlé de cartilage rubicond.

Françoise était boulangère. Elle avait, dit-on, des écus. Avenante et gironde en son genre les hommes en général étaient toujours bien disposés à aller acheter le pain quotidien.

M et Mme Gaston, eux, faisaient dans l’épicerie. Pas toujours très fine l’épicerie Gaston mais accueillante du lundi tôt matin au dimanche tard le soir sans trêve et davantage si nécessaire. Ce qui rend bien service quand on tombe en panne de sel ou de moutarde à l’heure du fricot ou encore pour trouver une bouteille d’AOC et un paquet de gaufrettes quand un fâcheux vous fait l’honneur incertain d’une visite inattendue à une heure indue.

Pour une poignée de clous au débotté ou un acide déboucheur d’évier dans l’urgence, le père Madec avait « tout ». Il ne savait pas toujours où il avait « tout », ne le retrouvait pas tout de suite mais finissait toujours par le dégotter derrière une étagère poussiéreuse ou au tréfonds d’un tiroir lourd qui bruissait et lâchait des drôles de vieilles odeurs d’encaustique et de moisi quand il l’entrebâillait pour fouiller ses secrets, ses trésors.

En cas de nécessité Monsieur Trouillot, pharmacien diplômé de la faculté mais toutefois resté simple, faisait toujours crédit jusqu’au remboursement de la sécu.

Si Leberre était trop occupé à démonter un joint de culasse ou je ne sais quoi qui pouvait le tenir toute la journée à moitié enseveli sous une carcasse de berline ou le bloc moteur d’un Massey Ferguson, ou bien s’il était parti en dépannage ou encore se musser en quelque affût pour caresser de chevrotines un sanglier de passage, les initiés se servaient eux-mêmes en gazoline et mettaient l’appoint sonnant et trébuchant dans la boîte à sucre en fer blanc planquée sous l’établi au fond sombre de l’atelier qui empestait la graisse de mécanique et en avait la grisaille.

Côté jardin, les semences de bisannuelles et les pieds de vivaces, les plants de salade, ceux de fraisiers ou de pommes de terre, étaient toujours de première qualité à la graineterie de Marie Hénanf, allias « Marie Cékoi » parce qu’elle abordait tout client qui pénétrait dans son négoce en lui lançant un coup de menton et un systématique : « c’est quoi ? », sous-entendu : « qu’vous voulez ? ».

Chez Françoise ou chez Castor on prenait rapidos les nouvelles du jour, des uns et des autres mais c’est plutôt en allant avant et après le boulot boire un jus ou l’apéro sur le zinc ou selon la saison à la terrasse du bar-tabac « L’orée du bois », qu’on discutait de tout en pétunant, discutaillait de rien en fumaillant derechef. On s’y avisait des derniers trucs de cette mondialisation qui venait d’on ne sait où pour nous plomber, du cours du cochon, des giboulées de mars, des guerres d’ici et celles de là … on en apprenait sur toute chose, tâchant surtout de savoir tout sur tous. Mais avant tout on se devait de s’informer de la nécrologie des alentours. Elle occupait trois pages du quotidien du matin. Pas question de louper un enterrement où il aurait été mal vu de ne pas y être vu. Fût-il celui d’une nonagénaire oubliée mais vaguement cousine d’un cousin par alliance ou d’un ami d’enfance, d’un copain du club des boulistes ou d’un ami d’un copain, on enfilait un costard sombre et on se retrouvait sur le parking devant l’église si le défunt ou la défunte avait des intentions de paradis ou bien sur la terrasse de « L’orée du bois » si de leur vivant leur éventuelle recherche d’éternité s’était manifestement toujours mesurée là plutôt que dans la sacristie.

 

******

 

Faute de tabac le bar-tabac n’est plus qu’un bar. Les fumeurs-jaseurs étant sans doute partis jaser en fumant ailleurs il n’y avait plus vraiment besoin de terrasse, alors il n’y en a plus. Castor est mort sans prévenir et dans la boucherie on tranche d’étranges quartiers puisque c’est désormais une agence immobilière qui trois fois par semaine, l’après-midi, essaie de vendre les cinq ares par part de lotissement de la Cité du Bois Joli à la sortie ouest du patelin après le rond-point tout neuf.

Quand la mère Gaston aussi a dévissé son billard le père Gaston a vieilli de mille ans et est parti renifler son chagrin chez ses enfants citadins. Dans les murs de son commerce il fut un temps question d’installer une crêperie pour les improbables touristes de passage mais ça fait déjà deux ou trois paires d’années que les vitres de l’épicerie ne sont occultées que d’un crêpe au lait de chaux.

Pareil pour le garage, on se demande même pourquoi ont-ils laissé la pompe à essence dans la cour ? épouvantail de métal qui n’effraie pas même les ronces faufilées dans les fentes du bitume, dans celles du crépi de la façade et dans les plis boudinés du bonhomme Michelin dont l’effigie souriante flanquée du lion Peugeot monte toujours une garde inutile sur le mur de la façade de l’atelier désert.

Vu que la boulangerie était fermée... vu que le pain c’est le peuple... vu que le peuple c’est la cité... vu tout ça et pour garder un air de cité à la commune le Conseil Municipal a mis d’abord un mec dans les murs transformés en « dépôt de pains ». Mais foutu bricheton qu’on livrait là chaque matin depuis on ne sait quelle usine ! Un réchauffé vraiment pas terrible et ça n’a pas duré… un coiffeur s’y est bien collé pendant presque six mois mais finalement pour ménager ses écus Françoise a transformé ça en deux T2 duplex que l’agence de la boucherie Castor essaie de louer à quelque éventuel misanthrope égaré et sans toit, personnage romanesque qui ne se trouve pas tous les jours dans les petites annonces ou sous le sabot d’un cheval.

D’autant qu’il y a des lustres qu’on ne voit plus de chevaux passés sous le soleil d’été en semant des parfums de crottin dans la grande rue. La quincaillerie Madec et la maison Cékoi mitoyenne sont devenues un entrepôt de la coop agricole.

Quant à Monsieur Trouillot, puisqu’il n’avait plus le nombre minimum de mortels à ravitailler, comme l’ordre des apothicaires l’exige, il fut prié d’aller ouvrir ailleurs une officine un peu plus performante. Ceci en dépit des protestations officielles du ci-dessus Conseil Municipal, pour une seconde fois unanime. La fermeture de l’agence postale ayant un an plus tôt suscité premièrement cette belle unanimité. Elans citoyens admirables. Admirables de fermeté et admirables parce que désespérés et parfaitement vains ils semblent pourtant mettre plus d’honneur et de dignité encore dans la vacuité de leur démarche.
En fait c’est lorsque l’école avec l’institutrice-directrice-économe-gardienne et la vingtaine d’enfants ont été transférées et regroupées dans une commune voisine qu’on a vraiment compris que la modernité nous rattrapait plus vite que prévu. L’heure de la sortie qui ne sonne plus retentit bizarrement avec des silences valant un requiem ou un tocsin… peut-être bien un glas.

Maintenant sauf les bagnoles qui passent, qui traversent plutôt, il ne se passe vraiment plus grand chose.

Il nous arrive encore de nous rencontrer au centre commercial du chef lieu d’à côté. …à trente bornes en proche banlieue de la préfecture. Trente, c’est beaucoup mais y a tout, tout, tout ce qu’il faut et puis le reste : trois supermarchés, des marchands de téléphones et des opticiens à la pelle, deux pizzerias, cinq agences bancaires et au moins le double de distributeurs à billets, des voyagistes avec des vitrines de rêves ensoleillés, des marchands de godasses et d’écrans plats, pis des fringues, des fringues, des fringues… des fringues partout ! deux dentistes, deux toubibs, deux pharmacies maousses self-service dont celle du père Trouillot, et une vitrine plus sobre : celle des Pompes funèbres. 
Une sorte de paradis avec fond sonore musical permanent et le plein d’enseignes lumineuses multicolores comme autant d’étoiles du berger pour moutons consuméristes.

C’est quand même un peu loin alors on n’y va que le samedi. Comme tous les gens de tous les patelins des alentours pris d'abord par nécessité puis irrésistiblement dans cette gravitationnelle bassine à ploucs, addictive et périurbaine. Heureusement que c’est ouvert le samedi quand on est de repos parce que faut quand même tabler en moyenne sur une petite heure de queue pour refiler notre chèque en échange d’un caddy ras bord… il arrive même quand c’est fin de mois qu’on en remplisse deux. En rentrant on bourre le congélateur pour que ça dure jusqu’au prochain samedi merveilleux. 
A la sortie on prend le temps de refaire la queue pour un plein d’essence moins chère à l’une des stations-services, histoire d’amortir un chouya les frais de déplacement. Et puis on rentre avec ce sentiment confus d’une mission utile bien accomplie. Certains samedis on abuse même un peu en décidant de prolonger la sortie jusque dans l’après-midi. Alors on se lâche et on s’offre un burger dans un des fast food dont on emporte plein nos linges et nos cheveux, longtemps comme un relent d’amour, les fragrances tenaces de frites molles huileuses et de bière renversée.

Autrefois nous étions vraiment les rois des cons ! Doux rêveurs combien de temps avons-nous perdu bêtement tandis que le monde se refaisait tout seul en se foutant pas mal de nous ?

Mais c’est fini et désormais on ne passe plus nos samedis à cultiver un jardin en bavardant avec les voisins par-dessus le grillage ….ou pire, à dépenser des sous à la terrasse de « L’orée du bois » en babillant pour des prunes sur le mâchefer d’un boulodrome.

Le bonheur c’est peu de chose : maintenant devant la télé on mange des fraises en décembre et si on veut on ne les paye qu’en fin de mois avec une carte d’homme d’affaires pressé.

$

 

Jean Barbé

 

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29 novembre 2017

ça suffit ! Poème d'Aglé...

 

ca-suffit-copie-1

J'ai gueulé un coup

ça suffit !

tourner en rond dans la vie

comme une souris dans le labo

les après-midis avachis

à chiquer du temps bêtement

 

j'ai dit

ça suffit

à chaque demie vérité

aux gens mauvais pour la santé

aux sordides passions mesquines

aux maigres appétits vulgaires

à la jeune Parque qui annonce :

terminus demain matin !!!

 

je ne suis ici pour personne

faites passer

 

le meilleur, c’est pour la fin

La vie ronronne dans mes veines

les globules rouges les larmichettes

Un double-six de temps en temps

je crie rouge sur le papier

des vérités nues, évidentes

tel un jaccuzi de Champagne

une pâquerette entre deux dalles

 

Toutes mes nuits sur ton épaule

je serai ici ou ailleurs

plantée dans le bel aujourd’hui

Si loin de ce connard d’hier

 

 

j'aime mieux le réel que le rêve…

ça suffit

Je gueule pour la dernière fois

 


Aglaé

 

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28 novembre 2017

Shopping... Nouvelle de Jean Barbé !

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Shopping… petites réflexions en grande surface

 

Tout à l’heure je suis allé faire une course au supermarché.

A la caisse j’attendais mon tour et je me suis brutalement rendu-compte de ce que pouvait avoir d’insupportable cette vie où, comme dans des entonnoirs, les individus sont poussés dans tous les compartiments de leur existence dans une sorte de promiscuité sordide où chacun peut dévoiler inconsciemment quelques bribes de son intimité à un autre qu’il ignore et qui l’ignore pareillement. On se croise, on se frôle et l’on ne se voit pas. Pourtant on s'imagine et on se devine.

Devant moi il y avait une femme plutôt jolie entre deux âges. Je l’ai détaillée, faits et gestes, établissant pour mon seul plaisir et à mon seul entendement, de façon rigoureusement unilatérale, une relation avec elle. Pas de confusion : qu’elle fût plutôt tarte et déjà grand-mère n’aurait pas changé la donne, j’y serais allé de mes mêmes introspections subjectives. Il en aurait été de même si ça avait été un mec à la mine rustaude et chaussant du quarante-cinq. Je ne sais jamais m’empêcher de regarder les gens au delà du premier regard que je porte sur eux.

A première vue un supermarché est un lieu anodin ou chacun à l’instar de son voisin vient ravitailler son quotidien et son traintrain par la même occasion.

De ma copine du tiroir-caisse j’ai remarqué d’abord les ongles peints en rouge et la mise-en plis impeccable, puis une jambe assez fine tombant dans des souliers pointus à la mode. Je l’ai classée tout de suite, ni fille du peuple ni grande bourgeoise… non, non ! Juste une femme moyenne dans la moyenne des femmes que je croise régulièrement sans trop faire attention à leur allure moyenne. Son eau de toilette était raffinée et à mon avis c’est cette sensation olfactive, un rien capiteuse, qui avant même que de la voir avait poussé ma curiosité vers les « marqueurs » esthétiques dont elle s’était parée pour attirer des attentions… du moins et au moins pour attirer la mienne ?

C’était chose faite !

Elle a déposé sur le tapis-roulant trois paquets de yaourts et six bouteilles d’eau minérale. Normal ! Cette silhouette plutôt fine, à son âge, elle se doit de l’entretenir. Et puis en vrac, les uns par dessus les autres, elle empila tous les articles qu’elle avait collectés dans les allées du magasin. Des choses hétéroclites, au fur et à mesure que l’hôtesse les plaçait de l’autre côté, me renseignaient sur ce que je déduisis être la vie de mon inconnue. Confusément en considérant ces babioles banales, utiles ou comestibles, qu’elle enfournait dans des sacs j’eus cette impression idiote qu’elle m’était de moins en moins étrangère.

Ainsi aimait-elle les fruits et les produits naturels, bios et frais, ce qui n’était pas pour me déplaire. Elle buvait de l’eau plate mais une bouteille de Margaux me disait bien qu’elle n’était pas tout à fait insensible à d’autres suavités. Des savons de Marseille et un lot de six éponges, du désodorisant d’atmosphère, de la poudre à récurer, du dentifrice et un flacon de lait corporel confirmaient que cette allure soignée n’était pas qu’une apparence. Le poulet était labellisé haut de gamme et la botte d’asperges, hors de prix en ce début de saison, prouvaient son savoir vivre qui savait forcément ce qui est important et le bien qu’il y a à ne pas se faire du mal. Après le Roquefort et le camembert au lait cru, entre le pot de moutarde et les cornichons, il y avait quand même ces deux magazines people à l’eau-de-rose et ce programme de télé à la noix qui me chiffonnaient pour dresser mon portrait mais je me disais que le parfait n’est pas de ce monde.
Elle me plaisait !

Elle savait faire la cuisine et ne rechignait pas à s’installer pour deux heures à cuire un pot-au-feu avec tous ses ingrédients. Mais avait-elle oublié les navets ? En tous les cas je ne les ai pas repérés dans ses emplettes. Ça tombe bien… personnellement je n’aime pas le goût du navet et je n’en mets pas dans le pot-au-feu.

Elle me plaisait vraiment ! vraiment ! 

En plus elle adore le chocolat noir au point de l’acheter en pack de cinq tablettes et a priori elle met des gants en caoutchouc pour faire la vaisselle ou d’autres ouvrages.
Bref, hormis cette bombe de crème à raser, tout ce qui faisait son petit panier trouvait mon agrément.

Lorsqu’elle ramassa le dernier article qu’elle avait pris soin de ne pas mêler aux autres et que la caissière mania délicatement je pus lire sur l’étiquette qui pendait sur la dentelle rouge vif, ces quelques signes : « 85 bonnets B ».

Aussitôt comme une latitude soudainement déchiffrée vous ouvre des horizons je sentis alors irrépressible cette envie d’en savoir davantage, de poursuivre plus loin notre fortuite rencontre, jusqu’ici trop anonyme et trop dérisoire. En même temps me vint ce culot que je ne me connaissais pas et qui ne put me retenir de lui proposer d’un air enjôleur, sans doute un peu suggestif, de l’aider à porter tout ça jusque chez elle.

Mais c’est toujours pareil quand on veut être aimable et avenant le difficile est bien d’équilibrer son air ; ne fus-je pas assez enjôleur ou alors beaucoup trop suggestif ? toujours est-il qu’elle me toisa des pieds à la tête et me rétorqua :

- Te fatigue pas papa ! j’ai mon Austin dans le parking…

Puis elle ajouta en faisant un signe de menton vers le tapis roulant :

- Et surtout oublie pas ton paquet… ça pourrait bien te faire défaut !

J’avais l’air un peu con et la caissière tout sourire me demanda :

- C’est tout M’sieur ? alors…. Douze rouleaux de papier hygiénique triple épaisseur… en promo …. Ça fait cinq euros quatre vingt quinze !

 

Jean Barbé

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27 novembre 2017

Aglaé ou Sidonie ???

aglae

sidonie

 

Pendant qqs temps, durant les années 70, je suizété écoutante à SOS Amitié... Les écoutants écrivaient sur un cahier d'écolier les transmissions necessaires pour les écoutants qui les suivraient dans la journée, de 4 heures en 4 heures... ça évitait des malentendus entre nous, concernant ces écoutes souvent pénibles... Bien entendu, en lisant ce cahier, à mon arrivée, je constate la tristesse de ces comptes rendus, mal écrits en plus, et parfois tragiques à en devenir comiques. L'idée me vient de prendre un pseudo et de rédiger des résumés délirants de fausses histoires...

Pseudo : Aglaé, tiré d'une serie télé de l'époque : "aglaé et sidonie" !

Dix ans après environ, je fonce sans aucune connaissance de dessin préalable (ça se voit ?) dans la peinture à l'huile... directement... et je signe "aglaé".
Quand je me lance sur Internet... sur "Ecrivains" où je rencontre Dan très rapidement et qui m'appelle Sidonie dans un premier temps, je signe "aglaé". Rencontre féconde à plus d'un titre !
 
le reste vous connaissez... J'ai même reçu une lettre chez nous à l'adresse :
Aglaé
Avenue Foch
Le Havre

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"Clair Obscur" Sylvie Huret - Suite...

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Insolite, non ?!

 

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26 novembre 2017

Chez le dentiste...

 agla

  

J'ôte mon manteau il y a quelques jours en revenant de chez notre bon dentiste et m'aperçois, confuse, que j'ai gardé, autour du cou, le collier et la bavette de protection !

Doudou rigole comme d'habitude dans ces occasions-là !

Le lendemain il a rapporté le petit matériel au cabinet dentaire avec nos excuses, et il a ajouté :

- Quand ma femme part de chez vous, il serait prudent de la faire passer sous un portique comme dans les aéroports...

 

Aglaé

 

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"Clair Obscur" de Sylvie Huret...

 

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ClairObscur-Sylvie-Huret04

 

Les premières pages d'un recueil réalisé par Sylvie Huret...

 

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25 novembre 2017

Entre...... ACTES...

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Un texte (naïf) écrit en cours de math...

 les-400-coups

 

 L’insolence

 

 

Je suis celui qui ne veut pas

Enfant boudeur, enfant rêveur

Je prends la vie comme une boutade.

Je suis au fond de la classe

Refusant prières, leçons et massacres

Je suis au fond de la vie

Comme un chien que l’on oublie.

 

Je reste là,

Seul à rêver

Dans la soie rouge du verbe aimer.

 

Je suis celui qui ne suit pas,

Enfant banni, enfant maudit,

Je pleure l’amour des insomniaques.

Je suis au dernier rang de la sagesse

Refusant la politesse et les bassesses.

Je suis au dernier rang de vos idées

Comme un déserteur d’imbécilité !

 

Je reste là,

Seul à rêver

Dans la soie rouge du verbe aimer.

 

 

Je suis celui qui n’obéit pas,

Enfant sauvage, enfant image,

Je prends ta vie comme un espoir.

Tu es au fond de mon cœur

Et je t’invite à l’étonner,

Tu es au fond de mes yeux

Comme un rêve pernicieux.

 

Je reste là,

Seul à rêver

Dans la soie rouge du verbe aimer.

 

 

DanAdo

 

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ZOU !!!

le_furieux

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24 novembre 2017

J’ACHETE LES CHOSES GRATUITES

 

insolite

 

Donnez-moi le soleil
Enveloppé de brousse
Et rayé de rivières
J’achète
Donnez-moi la bouteille
Recouverte de mousse
Repêchée dans la mer
J’achète

J’achète du nouveau
J’achète l’insolite
J’achète le plus beau
J’achète les choses gratuites.

Donnez-moi l’horizon
Dans un papier d’azur
Enrubanné d’étoiles
J’achète
Donnez-moi le flacon
Qui guérit la blessure
Des amours infernales
J’achète

J’achète du nouveau
J’achète l’insolite…

Donnez-moi les copeaux
Entaillés d’inscription
D’un arbre centenaire
J’achète
Donnez-moi les tréteaux
D’un théâtre gascon
Qui fit le tour d’ la terre
J’achète

J’achète du nouveau
J’achète l’insolite…

Donnez-moi le pays
Qui vécut cent mille ans
Sans nom et sans histoire
J’achète
Donnez-moi la patrie
Qui me dira seul’ment
Chez nous tu peux y croire
J’achète

J’achète du nouveau
J’achète l’insolite…

Rendez-moi le parfum
Qui caressait l’épaule
De la femme d’hier
J’achète
Rendez-moi le chagrin
Qui me prit sur le môle
Lorsqu’elle partit en mer
J’achète

J’achète du nouveau
J’achète l’insolite
J’achète le plus beau
J’achète les choses gratuites.

 

Madawaza

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23 novembre 2017

2011...un popo à trois sous...agla...

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21 novembre 2017

Une histoire d'agla avec Juliette Binoche !

 

Une histoire de Aglaé Vadet avec des images de Juliette Binoche - ppt télécharger

Contrairement aux habitudes feutrées du service, elle a surgi un matin avec un " Bonjour ! " tonitruant. Nous savions qu'une infirmière à mi-temps devait arriver ce matin là. En soi, l'événement était sans surprise.

http://slideplayer.fr

 

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Anecdote de Florence Vadet !

Plage de cabourg

 

Ce midi - à Cabourg - me voici partie reporter la poussette de Martin à la voiture.

Je double une petite mamie avec son cabas à roulettes. Certes je la trouvais un peu poussive à l'entendre respirer.

Le couple dernière moi engage la conversation avec notre mamie.

Elle leur dit :

- Ca va ça va. Je rentre chez moi. Mais j'ai bu un verre de vin alors je suis complètement paf. Vous savez j'ai 95 ans !!!

Les gens m'ont regardé d'un air complice et on a bien ri ! Le Monsieur a pris le cabas de la mamie et la dame lui a pris le bras pour l'accompagner chez elle.

Le Monsieur :

- Et c'est votre première cuite ?

Génial !!!


F. ELIE-VADET

florence vadet

 

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