09 février 2010
Jaune orangina-bleu de LÔ
Jaune orangina-bleu
« Que ce jour soit le pire jour de notre vie »
Oh quel heureux hasard comme je suis surpris
Evasive elle ressert un rouge Rioja
Las des présentations je te survole Eva
Vitalisant envol de l’Ibère en Turquie
Ce tabouret te sied ou veux-tu te poser
Oh le charme français me fait surtout sourire
Ton adorable ton dis-tu pourrait l’occire
J’aime les gens s’aimant j’aime à les regarder
Si je te suggérais un délicieux tapas
T’as pas l’étoffe large de la compassion
Oui mais l’humain tout droit filant en perdition
Stimule mon humeur parfois en vain hélas
T’inviter sur ce banc un encouragement
Je décide ce soir vos ordres sont désordres
Je me perds en efforts de sinistres à tordre
Prête à tendre ma vie la soulevant gaiement
« Que ce jour soit le pire jour de notre vie »
C’est en mil neuf cent trois que ce bar Irunia
Pour la première fois cette porte à tambour
Aux voisins du quartier envoya ses atours
En fièrement prouvant que la vie était là
Avant que l’interstice aux présages délices
N’envahisse ton cœur puis ne te mette bas
N’échafaude aucun plan reste planqué là-bas
Le trépas de mon homme habite mes coulisses
« Que ce soir soit le pire soir de notre vie »
De deux choses l’une l’autre est sûrement mieux
Rioja fait effet la lune est parmi nous
L’ombre sur les faïences donne un goût sirupeux
Manquait plus la musique aux accents si vaudou
La septième camel caramelle mes bosses
Un peu de vin de messe ou la pause s’impose
Je pensais à un trip non loin de Saragosse
Le chemin de ta vie pour sûr tu en disposes
Es-tu bien bloquée là ça ne te déçois pas
D’emprunter la Harley cette maison fondée
D’inspiration mauresqu’en mille neuf cent trois
C’est une Electra Glide les boulons sont serrés
« Que cette vie soit la pire vie de notre parcours »
Tu ne m’y prendras plus sombre vue de ton casque
Ma mémoire s’emplit des mots de mon mari
De me retrouver là au cœur du pays basque
C’est trop de coups de poings déversés sur ma vie
Juste un léger conseil c’est pour la prise au vent
Si tu serrais les fesses rejoignais les genoux
Pour ces arbres fruitiers qui vers nous je le sens
Se tiennent sans pensées, bénévoles, debout
Ca sent le goudron brûlé
Ce type de je ne sais quoi
De je ne sais où
Ca sent la Méditerranée
Cette fille dont on s’imagine la souffrance
Cette espèce de sentiment conditionné
Tu te souviens comment c’était ?
Troisième… virage… cinquième à fond
bbbbbbrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Je la sens à peine et je suis entrain d’emporter sa vie
Avec ses rêves
Avec ses souvenirs
Son patrimoine
Et tout le tremblement
Le péritoine et tout ce qu’il y a dedans
Je m’en tape La 1340 détonne
le scrotum
Frissonne
Tiens de la flotte…
Même pas vue Saragosse
Une fontaine au cœur de Figueres
Là où l’adulé taré a pour gardiens d’intemporels scaphandriers…
Figueres, Figueres… deux minutes d’arrêt
Figueres deux minutes d’arrêt…
La queue de passionnés serpente en plein cagnard
Blanches plastiquement deux chaises nous invitent
Jaune Orangina bleu le parasol blafard
De nos conversations se ferait bien le gîte
_________
LÔ
08 février 2010
collage Jacques Prévert
Ana Carolina Tanta saudade
07 février 2010
Petit dialogue de rien du tout...
- Un oiseau est tombé dans la neige.
Je l'ai soigné... il a chié dans ma main pour me remercier !!!
- Tu as pu lui donner un casse-croûte et le laisser repartir ou tu lui as enfilé un pyjama et une couchette pour le garder dans ton lit???...Il est mignon?....
- Je fonds plus vite que neige au soleil lorsque cela arrive !
Tu m'aurais vu, tu te serais foutu de moi...
Dans mes mains, je le réchauffais et lui parlais car ses yeux se fermaient, son coeur battait trop lentement et son bec semblait chercher de l'air...
Soudain, il m'a regardé d'un oeil vif !
Il était sauvé !
(je suis fou...)
- Lui, c'est un moinzingue comme un autre...le drôle d'oiseau c'est toi...
- ...faut dire que rien ne donne une impression aussi troublante qu'un petit oiseau qui palpite dans le creux d'une main....une boule fragile qui bat et fait presque peur....un bref résumé de vie...
06 février 2010
Miette d'Isa, miette du jura D'Isabelle Herbert
Je m’en souviens c’est déjà très loin.
Elle était dans ma classe depuis plusieurs années, presque toujours deuxième, aussi blonde que moi brune, même taille et le cheveu court pareil. Je lui avais voué une très grande estime et affection, sans jamais lui donner seulement le nom d’amie, je n’appelais personne comme ça je crois, alors quant à classer la meilleure …
C’était l’école privée du quartier, de la maternelle au bac, mais plutôt fréquentée par des filles de riches pour la réputation des grandes classes à venir après la sixième. Seulement, la scolarité y devenait chère à partir de ce niveau, et malgré les fermes convictions pédago-religieuses importées par mes parents de leur village à la ville, ils se résolurent à la fin du primaire à m’inscrire au collège public qui venait de s’ouvrir juste de l’autre côté de la route de St Joseph.
Je changeai donc d’école sans presque changer mon itinéraire à vélo, l’année commença, tout y était nouveau, mais c’était toujours moi. Je lui avais promis de retourner la voir. Un soir après les cours dans les premières semaines, je pénétrai donc, mon vélo à la main, par la petite porte de Ste Angèle du côté de la maternelle. Je traversai la cour jusqu’au portail de bois donnant sur le parc qui la séparait du reste des bâtiments, primaire, grandes classes, réfectoire et pension. La sœur qui veillait là dans ses lourds brodequins et son voile noir accepta d’aller la prévenir de ma venue, et j’attendis heureuse au bord du tout petit bois de chênes dont mes yeux d’enfant avaient fait une forêt, pleine de saisons et de possibilités de s’y perdre. J’y retrouvai, déjà beaucoup plus près du portail que dans mon souvenir, le toit de la minuscule chapelle dont je savais la voûte peinte d’un bleu profond parsemé d’étoiles, comme le palais magique dans les images du conte de Furette du Bois Noir que j’avais tant aimé.
J’en étais à redessiner mes sentiers préférés dans les coins les plus compliqués de ma mémoire lorsque je l’entendis arriver, elle, par le chemin principal. Je l’entendis parce qu’elle n’était pas venue seule mais à deux ou trois, et qu’en venant vers moi dans leurs blouses de pensionnaires, qui n’étaient pas belles mais les faisaient pareilles, elles riaient en parlant. Elles s’approchèrent du portail, toujours riant, et chacune de ses paroles à elle, tournée vers moi, semblait pousser du coude ses compagnes. Le salut dut être rapide, je l’ai oublié, puis vinrent les questions, excitées et dédaigneuses. « Alors il y a des garçons dans ton école, c’est bien ? Tu y vas toujours à vélo ? Tiens, ce n’est plus le vieux trop grand pour toi de l’année dernière ? Ah ! tu as reçu celui-ci pour ton passage en sixième. Ben c’est pas une affaire quand même … »
J’ai fait demi-tour, poussé le mini-vélo rouge en sens inverse dans la cour de la maternelle pendant qu’elle criait mon prénom, qui était aussi le sien, et ne me suis pas retournée malgré le ton pressant de son « Attends ! ». Peut-être parce qu’elle n’était pas venue seule, peut-être parce qu’elles avaient ri à plusieurs, peut-être parce que c’était moi que je poussais à travers la cour vers la rue.
05 février 2010
Dan...Toc...toc...toc...
.
Je cherche 500 euros ou bien je vais être obligé de mettre la clé
sous la porte.
Mon vieux matos est moribond et c'est un miracle
s'il éructe encore de temps en temps un message ou poste un tablo sur la
galerie d'agla...
D’ailleurs le temps que je le cloue au mur (le
tablo) elle en a déjà réalisé une bonne dizaine !
Neuf
abonnements à Dégaine et/ou des commandes EMEUTES, et je refais surface
plus beau, jeune et intelligent que jamais...
Si ! c'est
possible.
04 février 2010
la poésie ne se passe pas de poètes, et les poètes ont du mal à se passer des mots.
L’intuition du poète, son inspiration, n’a d’existence
qu’à travers les facultés et l’acuité de son regard et via ses émotions
personnelles : sa sensibilité…
Avant que sa sensibilité propre n’en découse et
découvre les sens qu’elle peut, les
choses n’étaient que ce qu’elles sont et une rose ou une fleur d’amandier sous
la neige rien d’autre que des fleurs… tout comme une aurore boréale n’est qu’un jet d’électrons bien ordinaire aux
yeux des ours polaires.
Ce n’est que lorsque le poète l’objective dans
l’arrangement de ses impressions sensorielles (-du merveilleux comme de l’étrange-) qu’il éprouve sous
l’influence de sa sensibilité, que naît
et s’affirme en lui cette dramatique
personnelle et solitaire : état réceptif informel qui n’existe
d’abord que par et pour lui et qu’on appelle aussi
« poésie » .
Après il mettra peut-être en œuvre les moyens particuliers de produire cette dramatique vers ses semblables pour leur communiquer un autre sens de valeurs avec lequel ils pourraient interpeller leur quotidien. Et c’est dans ce cas, parfois, qu’il s’implique dans un art défini qu’on appelle « la poésie » où il tente, dans l’épique ou dans la confidence, d’arrêter d’autres regards pour d’autres ou de semblables émotions.
La sacrée pudeur des filles! Hervé Baudouy
La sacrée pudeur des filles Hervé Baudouy
La pudeur des filles est une étrange chose,
Encore plus épineuse que ne l'est une rose.
Ca les saisit soudain, lors d'un anniversaire :
Elles viennent alors de trouver l'art de plaire !
***
C'est une notion tout à fait paradoxale - surtout pour un esprit masculin, paternel de surcroît !
Je jasais, certain soir, au Conseil d'Établissement de l'école où sévit ma fille, la Samovarette.
Pour nous désennuyer, nous agitions, ma voisine et moi, des plaisanteries en forme de jeux de mots.
Je philosophais aussi avec mon voisin de gauche, président du CE et néanmoins ami, sur les "choses de la vie" ...
C'est alors qu'une prof, téméraire, inconsciente, souleva la question d'un éventuel uniforme...
"Enfer et Céline Dion!", pléonasmai-je in petto.
Il s'agissait en fait de régler un problème que la gent enseignante ne veut ou ne peut résoudre : le nombre de centimètres carrés couverts - ou non - sur le corps de nos éphèbesses adolescentes - et néanmoins étudiantes.
Elle nous asséna sans vergogne des arguments aussi spécieux que ceux d'un politicien pris la main dans la caisse du Parti : ça améliorerait la discipline, ça donnerait un sentiment
d'appartenance, et bla et bla et bla....
Mon copain le président me tapota le bras :
- Hervé, on se calme. Ne la massacre pas...
Je lui fis un sourire en tranche de courge, aussi charitable qu'un Cardinal de l'Inquisition.
La vue d'un uniforme me donne des boutons...
La seule IDEE d'un uniforme me donne des boutons !
Alors, un uniforme sur ma fille, vous pensez : c'était l'eczéma purulent!
Et ça me purulait grave, je vous raconte pas ! La léproserie de Schweitzer, à côté, c'était de la petite bière !
J'exécutais donc - calmement ! - ses arguments avec la courtoisie d'une lame de guillotine...
Un des parents se sacrifia pour renvoyer le sujet sur les tablettes, à un futur en forme de Calendes Grecques...
Mais ça me fit penser à des choses ; de fil en aiguille, je fis des rapprochements, je constatai des paradoxes...
(NON ! Je n'ai pas demandé à ma fille de porter une robe de bure à l'école ! Je ne suis quand même pas aussi hypocrite que CA !)
Mais c'est vrai que ces Vénus potentielles, "re(ou dé?)vêtues" d'un T-shirt "sous les seins" et d'un micro-short quasiment virtuel qui m'interpelle au niveau du... heu, où en étais-je ? Oui... Il me disait "C'est un peu court !"
Au lieu de lui faire la tirade des nez, j'ai répondu :
- En un sens, tu as raison. Moi, ça ne me dérange pas, cette courtitude vestimentaire ; par contre, ça doit sacrément
perturber ses copains de 14/15 ans qui tournent autour d'elles comme des vautours... et qui ne peuvent pas toucher ... Bonjour les érections stratosphériques ! "
Ah! La vie est dure !
Par contre... Par contre !...
A la maison, il est des territoires qui me sont interdits à certains moments : la salle de bains, le couloir de l'étage, voire l'escalier tout entier quand une tribu de donzelles frénétiques couche chez nous...
Je suis alors confiné à la cuisine, au sous-sol ou à ma chambre.
Il m'est même arrivé de fuir - avec mon fils - me réfugier dans un bar, pendant les ablutions et autres empyjamages de ces Walkyries en herbe.
Parfois, il m'arrive, inconscient que je suis, de m'aventurer dans le couloir à des heures verboten.
Évidemment, c'est à cet instant *précis* que la porte de la salle de bains s'ouvre ; une Naïade - humide - se glisse dans le couloir, coule un oeil à la Maigret de chaque côté, me VOIT, pousse un hurlement dantesque et file comme la lumière dans sa chambre. J'ai vu passer le bout - rapide et rond ! - d'une fesse (une seule !)
- PAPAAAAA!!! Retourne dans ta chambre ! Je retourne à la salle de bains !
Bon... Pater Dolorosa... Je rebrousse chemin...
Par contre... Par contre !
Les jours - ou soirs - de sortie, c'est le Salon de chez Dior, mais revu par un tailleur fou - et lilliputien !
Avec ce qu'elle se mettent sur le corps, le Petit Poucet se les gèlerait menu, menu, je vous le garantis !
J'ai alors droit à la Grande Parade !
La Descente Froufroutante de l'Escalier...
Le Virevoltage Étourdissant dans le salon ...
La Séance de Peinture Facialo-onglesque : je refuse frénétiquement d'effleurer de mes lèvres ces oeuvres d'art...
Le Chat a de la chance : il peut s'absenter, lui...
Les nuages lourds des parfums s'entremêlent, et paf... le mal de tête !
Si je tiens à mes abattis, je me cantonne dans les "Ah !", les "Oh! Très bien !", ou alors, je renvoie bravement à Mme Samovar, plus diplomate que moi...
Bref, ces demoiselles se jaugent dans nos yeux, avant de partir en chasse : toutes les filles devraient s'appeler
Diane (et tous les garçons Cible !).
Et c'est l'instant du Départ !!!
Le peloton se regroupe dans l'entrée !
Enfin... le début de l'instant du départ... Un instant féminin est très extensible...
Presque craintivement, de peur de froisser ces jeunes chasseresses, on leur rappelle qu'il fait -10 dehors, et qu'à leur retour, il fera -15 ou -20 (au moins !)
- Ah, oui ! M....!
Essayage de manteaux, de tuques, d'écharpes, de gants... Et tout ça doit être assorti !
Essayages de chaussures... Danse + Neige = problème !
Commencé à 19 heures, l'instant du départ se termine vers 20 heures (les bons jours !).
Bien sûr, la porte est restée entrouverte pendant 20 minutes, et la température a entamé la descente de la Fosse des Philippines. C'est tout juste si je ne mets pas ma tuque pour être encore assez "actif" et refermer la porte derrière elles. Elles referment les portes, les vôtres ? ...
O mystères insondables de la logique adolescento-féminine !
Moi, à leur âge, je ne pensais qu'à aller jouer au billard avec mes potes.
[Note de ma fille : "Oui, mais toi, tu n'étais DÉJA pas normal !". Ah ! La tendresse filiale...]
Le tableau ne serait pas complet si on n'abordait pas rapidement la Séance d'Achat de Vêtements.
J'ai appris à mes dépends qu'un Père qui accompagne sa fille dans un magasin n'a qu'une fonction : il PAYE !
Sa femme a déjà arrangé le coup - derrière son dos ...
J'ai appris aussi qu'il vaut mieux emmener un livre, au cas où...
Et nous évoluons à travers les rayons, nous frôlons des vendeuses habillées de l'ombre d'un short et de l'illusion d'un T-Shirt, dans les parfums divers et variés dont le mélange ( la collision ?) rappelle un peu la jungle...
Nous évoluons... enfin, c'est elle qui évolue ; moi je la suis à la trace. Un jeu de piste. Elle est où ?! Dans les falzards ? Non, dans les soutiens-gorges ? (Non, je ne la suis pas jusque là !)...
Oh J'aperçois la branche gauche de ses lunettes sortant d'un T-Shirt... Non, c'est pas elle...
Tout à fait par hasard, je la retrouve, émergeant d'une montagne de chemisiers, papotant avec une Vénus pas plus vieille qu'elle.
Il me semble percevoir:
- Tiens, ça me plait, ça.
Ah! Ah! AH !!
Ne dites PAS :
- C'est vendu ! On y va ?
Vous l'avez dit ? ...
Erreur fatale !
Les deux colombines vous regardent alors comme si vous débarquiez de votre camion de pommes, en bottes, la fourche à la main, avec un air ahuri, mâtiné de :
- Mais d'où sort-il, celui-là ?
J'entends la Samovarette glisser:
- C'est mon père... d'un air d'en avoir deux.
- Ah!... fait l'autre, de l'air d'en avoir trois...
Et vous avez le sentiment qu'il passe dans ce simple mot toute sa compassion pour ma fille, mélangée d'un je ne sais quoi de scepticisme quand à mon état mental, mais tempéré par le fait que le dit-père est quand même celui qui va payer...
Tout un art, je vous dis !
De toutes façons, il y a encore vingt-cinq rayons à visiter, à désordonner, à chiffonner, à...
à quelle heure on se suicide ?
A mon - humble - avis de Père extra-terrestre, on devrait installer un bar pour les maris/ pères, où ceux-ci pourraient échanger - outre quelques bières et les dernières nouvelles du front, des considérations arrosées sur les pulsions
vestimentaires de leurs femmes/filles.
Vingt-cinq rayons plus tard, la fille est pimpante, déshabillée de neuf, le père est hagard, et le portefeuille est vide...
Comment ? C'est normal?...
Ah! Bon...
Mais il faut bien que tous ces oripeaux servent !
Et ce qui précède est souvent le prélude à ce qui va suivre. . .
A l’école où sévit la Samovarette, comme dans toutes les écoles à la ronde, s’organisent régulièrement des « Danses », des bals, pour la Saint-Valentin, Halloween, ou même sans raison précise.
Après avoir passé trois heures à se préparer, se pomponner, (Ce soir je serais la plus belle… », à s’habiller, se déshabiller, se rhabiller, etc., etc., (compter en moyenne 5 fois), on investit un gymnase transformé pour l’occasion en antre chorégraphique et méga-sonorisée ; un orchestre s’installe sur la scène, des baffles monstrueuses déversent des giga-tonnes de décibels (Alice Cooper à côté, produisait des arias mozartiennes), les lumières sont réduites au minimum du minimum, et c’est parti !
Quelques profs et des parents bénévoles sont là pour assurer une présence bénigne et. . . obscure.
Faisant partie de l’Organisme de Participation de Parents, je fus quelquefois volontaire pour absorber ces orgies de décibels. . .
Bien sûr, derrière tous ces déhanchements plus en moins en cadence (en décadence, disent certains vieux croûtons oublieux. . .), ces frôlements langoureux, il y a - déjà - ces relations ambiguës qu’entretiennent ces jeunes loups et louves, habillée(e)s plus ou moins court, plus ou moins hyper-moulés, maquillés, laqués, percés, after-shavés, parfumés, etc.
Et derrière ces « décorations », ces « déguisements » se déchaîne la normalité émotionnelle adolescente : « Sera-t-elle là? » « Va-t-il m’inviter à danser, m’embrasser ?… » « Et l’autre poufiasse, là, elle va encore essayer de me le piquer ! ».
Enfin, rien que de très normal, en somme (vous vous souvenez? …) et qui n’est d’ailleurs pas le seul apanage des ados. . .
Hervé
02 février 2010
A marée noire - Aglaé et Jean-Marie Djibedjian
pattenlair....première prise!!!
01 février 2010
Visage de Ruud Van Empel (dans artension)
31 janvier 2010
Epoustouflant....
30 janvier 2010
Ile Eniger...même pas demandé la permission de poster...excuses!
La poésie peut se passer de mots,
c'est sans importance, elle Est. Elle précède donc l'acte d'écrire en
son état natif. Le poète, par l'acuité du regard,
l'émotion et le travail conjugués, révèle, de manière personnelle,
cet état poétique qui existe avant, pendant et après lui. Il est ce
funambule qui choisit sa hauteur, sa traversée et son risque
pour rendre compte d'une présence absolue et permanente,
entraperçue. La poésie est donc source, et le poète outil qui exprime
d'elle ce qu'il est en mesure d'en concevoir. Ainsi, à partir de
l'omniprésence du concept poétique, le poète anime donc un
kaléidoscope qui rend compte d'une partie d'un infini appréhendé au
travers d'une personnalité."
29 janvier 2010
Encore Hervé ce soir ...
Les
règles du jeu...
---------------------
Il
est un jeu que nous connaissons tous,
Un
jeu dont l'ardeur attire les jouvencelles.
Et
peu importe qu'elles soient ou non pucelles,
Aucune
ne veut manquer de l'histoire... le clou !
Certaines,
plus précieuses, aiment la Botte de Nevers
Qui
leur met les esprits - et le reste - à l'envers.
D'autres
aiment plutôt La Nuit du Titanic,
Où
l'on crie , toute pâmée : "Pas de pas nique ?!"
L'iceberg
farceur aidera les plus chaudes
à
ne jamais rester - dans ces cas-là - penaudes...
Le
Hussard sur le toit, contre les Ste-Nitouche,
S'avance
et s'écrie : "A la fin de l'envoi je bouche !"
La
blonde et suave Clytho adore les histoires,
Et
dans le fond des draps ne demande qu'à croire
Ce
que toutes ses amies, en cachette, racontent :
"Par
monts et par vaux, le Vit conte... "
Le
magicien s'avance, et sa braguette magique
Ne
demande qu'un Sésame pour sortir sa trique.
La
câline inspirée ne demande qu'à jouer...
Jouer
à chat percé.
Oh
! Féline,
elle attise le débit amoureux
En
lisant la Déclarations des Doigts de l'Homme,
Et
rejoue l'antique partition
De
La Chatte sur un Doigt brûlant.
Trop
au lit pour être honnête,
Elle
n'en perd pas pour cela la tête,
Et
si elle fait des bêtises de cambrée,
Elle
n'oublie pas pour autant le but de cette course:
"Ne
pas avoir de mal à joindre les deux bourses!"
Si
elle gagne, et ce sans artifices,
Elle
mérite alors, et de loin, la coupe des vices.
Il
se peut que, gourmande autant qu'elle est volage,
Elle
invite le galant à remettre le couvert:
"Cent
fois sur le métier remettez votre outrage,
Vous
n'avez pas encore tout découvert!"...
...
Fort bien, je suis contente,
Remplissez
mon attente".
Il
arrive parfois, dans des ébats fougueux,
Qu'il
effleure - ô surprise - un endroit chatouilleux
Dans
ce désordre blond ; au plus fort de la nuit,
Écoutez,
Messeigneurs, voilà que Clytho rit !
Hervé
Météo ici entre pas très beau et franchement tarte!
...besoin de compensation pour survivre 0:-)
Photo de Rafael Neff sur Lumas
Montage photo de Domie Vadet!!!
...à gauche un tableau d'aglaé...à droite: Léo, Arthur, Domie au mieux de leur forme pendant le réveillon de Noêl....le tout photographié par Julien Vadet...la bouteille de furieux est bien entamé!!!
28 janvier 2010
Les ados vus par Hervé Baudouy
Les Ados et le Téléphone.
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Ou: Les Adoléphones
Je ne sais pour les vôtres, mais mes adolescentes de fille entretiennent une relation intime tout à fait surprenante avec le téléphone. D'ailleurs, on pourrait très bien greffer des "processeurs téléphoniques" dans les oreilles de ces demoiselles : ça ferait gagner du temps...
Curieux, étrange, bizarre : l'appareil se réveille dés que l'une d'elle passe la porte... Avant même de pourvoir réagir, elle est dessus (si elles sont là toutes les deux, ça tourne à la course folle, et si ça ne tourne pas au crêpage de chignon, c'est qu'elles n'en ont pas, et que je les sépare avant les voies de fait irréparables...)
Elle se carre l'appareil dans le creux-téléphone situé entre l'épaule et le cou (la nature est bien faite, non ?), et se lance dans une conversation de 2 heures avec la fille auprès de qui elle était assise à l'école, puis dans le bus. Les gens raisonnables (les pères, j'entends), pourraient se demander quels problèmes urgentissimes peuvent bien se poser entre l'arrêt d'autobus et la maison. La réponse, apparemment, est "Aucun", car le côté de la conversation que j'entends donne ceci: "Ouais, tu vois, c'est comme...tu vois...tu sais comment il est..., ouais, bizarre...je ne sais pas, ...T'sais...tu crois ?..."
Et ça continue sans doute, mais ça m'énerve tellement que je renonce à écouter.
Convaincu que je ratais des affaires pour cause de téléphone occupé 24 heures par jour, j'ai fait installer une 2eme ligne... Ça donne à la famille ce qui lui manquait: les appels conférence...
- "Vous ne pouvez pas prendre les 2 lignes! J'ai besoin du téléphone!!!"
- Mon père dit qu'on ne peut pas prendre les deux lignes" rapporte ma fille à l'appareil.
- Libérez ce téléphone immédiatement !"
- Il dit que je vais devoir raccrocher bientôt", interprète-elle libéralement.
- "MAINTENANT! J'attends un appel !!!" Et je gesticule des gestes d'étranglement pour qu'elle me comprenne bien. Elle roule des yeux:
- 15 minutes murmure-t-elle...
- Lâche ce téléphone, ou je rassemble les vêtements qui traînent sur le plancher de ta chambre, et je les brûle !...
Avec un soupir venu des tréfonds du désespoir adolescent, elle libère une des lignes, qui sonne immédiatement... Je saute dessus avec enthousiasme... C'est pour elle...
L'arrivée des cellulaires n'a fait qu'empirer les choses. Cédant à la crainte que la voiture tombe en panne, et la laisse seule, au milieu de nulle part, je lui ai payé un cellulaire à utiliser en cas d'urgence.
Pour moi, urgence veut dire: "Tu es en retard de 52 secondes sur ton heure de retour, OU es-tu ?!!!"; pour elle, ça veut dire: "Oh Non!... Jean-Pierre a cassé avec Julie... Encore !!!"
L'adaptateur de l'allume-cigarette permet des conversations infinies.
Je suis sûr qu'on dépense plus d'argent en essence pour fournir de l'énergie au cellulaire, que pour conduire. La compagnie de cellulaire m'a avisé qu'il m'avaient nommé "Client de l'Année"
A Noël, l'an dernier, j'ai eu un répondeur en cadeau: elles me l'ont démoli en 3 semaines. Je suis revenu à la boite vocale de la compagnie, et j'ai trouvé une nouvelle occupation : Secrétaire-sténodactylo de mes enfants...
- Papa, ces messages n'ont aucun sens quand je les lis ; Le premier dit: « Amanda a appelé pour dire que Jean-Pierre est toujours en colère contre Julie, puis il dit que Julie manipulait Alicia pour revenir à Jean-Pierre, puis que Jean-Pierre et Julie se sont remis ensemble, et puis qu'elle déteste Alicia!"
- Non, ça dit que JE déteste Alicia!"
Je suis devenu "preneur de messages". Et je l'informe qu'elle a laissé si peu d'essence dans la voiture que je suis tombé en panne à 1 km de la station, et qu'elle ne pourrait pas utiliser le cellulaire pour la soirée.
Elle m'a lancé son regard 12 Bis: « Pourquoi tu ne me tues pas tout de suite ? Ce serait plus charitable "...
- Tu ne me comprends pas, m'accuse-t-elle (avec raison, d'ailleurs...). T'sais, ce sont les gens les plus importants dans ma vie.
Je lui réponds en lui exposant ma théorie selon laquelle les gens naissent avec un inventaire limité de "T'sais", de "Ouais...", et qu'elle arrive dangereusement près de sa rupture de stock...
Elle montre sa fascination pour mon hypothèse en claquant la porte de sa chambre et, curieusement, en décrochant le téléphone...
- J'ai dit: pas de téléphone !
- J'appelle mes amies pour leur dire que je ne peux pas parler au téléphone," hurle-t-elle en retour...
Je crois que je vais craquer ...
Hervé
27 janvier 2010
Une miette posthume ci dessous...
.......en pensant à Nicolas...
Nicolas s'est absenté, lui aussi, depuis plusieurs années mais nous sommes encore nombreux à nous souvenir de ce type épatant et dont la plume légère fait toujours ma joie...j'ai gardé de nombreux textes de cette époque, de lui et de plusieurs autres, mais ce sont des miettes un peu plus longues...on voirra cha...Demain ou après demain, une ou deux miettes canadiennes pas du tout négligeables...
Nicolas Veyron Histoire de robinet à la con
À chaque usage sa température, c'est évident. En cette saison et dans le lavabo, je me lave personnellement les dents à l'eau tiède tendance froide, les mains à l'eau assez chaude mais sans plus. Dans l'évier, je me lave toujours les mains à l'eau assez chaude, mais je torche la vaisselle à l'eau très chaude. La chaleur, comme chacun sait, dissout les graisses.
J' ouvre toujours en premier le robinet d'eau chaude, celui d'eau froide dans la foulée. Ensuite seulement, je commence à m'énerver. Trop de paramètres interviennent en effet, qui comprennent les débits de deux arrivées chaudes et froides, leurs températures respectives, le temps que chacune met à s'installer dans son débit et sa température.
Laurent doit parcourir les longs tuyaux non isolés qui séparent la cuisine du grenier, où est installé le chauffe-eau. Le temps que la température au robinet corresponde à celle du chauffe-eau, laquelle varie selon son remplissage, j'ai largement le temps de péter les plombs. Quant à l'eau froide, pour une raison que j'ignore, elle ne supporte pas les petits débits. Si je la règle en douceur , Elle se transforme après une quinzaine de secondes en petite pissait insignifiante. L'eau coule alors brûlante au mélangeur. J'ouvre plus grand le froid, mais le débit devient ridiculement puissant. Mieux vaut donc réduire d'abord le débit d'eau chaude et ajuster ensuite le froid en conséquence. Pas très compliqué, gérable, mais agaçant à la limite du supportable.
Je vieillis, comme tout le monde, et il n'aime pas me laisser pourrir la vie à petit feu par de pareils tracas. D'autant qu'un souci supplémentaire survient systématiquement au moment de la vaisselle. Je le sens toujours après avoir ouvert l'eau chaude, Mais piétine une jambe sur l'autre en pensant pouvoir tenir le coup. Je me concentre sur l'ouverture du froid, sur les complexes réglages à venir . Rien à faire quand on a les mains sous l'eau: Il faut aller pisser sur le champ, en s'essuyant grossièrement les mains mouillées sur les jambes du pantalon, pas suffisamment pour ne pas laisser de traces prêtant ensuite à confusion du côté de la braguette. Tous les travaux de réglages seront à reprendre, avec la mince consolation de faire coup double en se lavant les mains en même temps que la vaistoche!
Que l'on ne me parle pas de mitigeur. Je connais des gens qui en ont installé chez eux. Ils m'ont paru encore plus malheureux que moi, prêts à perdre les pédales Si quiconque avait le malheur de bouger de 5 mm l'axe de leur gros mitigeur de merde. J'aime encore mieux mes vieux mélangeurs. Ils m'agacent,mais je ne les maîtrise bien.
Si seulement j'étais ingénieur ! Je goupillerais un splendide système avec réglage digital au demi-degré Celsius près,Peut-être même avec reconnaissance vocale. On pourrait se faire des blagues en ordonnant « glacé»ou « brûlant »pendant que l'autre procède à ses ablutions. Ça,ce serait du progrès.
26 janvier 2010
Un aglaème ?
A marée noire...
Pinceau ici, pinceau par là
Mes mains, pas tellement sommeil
Pas tant besoin d'un demain
Ni d'un désir
Ni d'un ailleurs
Ni d'un nouveau ni d'un encore
Visage au tiède de mes bras
Attendant mes propres cendres
A la fin du non-repos
Les blablas gisant en miettes
De guinguettes en tavernes
et de troquets en buvettes
Jeunesse s'est barrée bien vite
A part le tam tam du sang
Ici, à gauche en entrant
Pauvres rimes nouent mes mots
Un clin d'étoile, un poil de rien,
Et l'ennui serre à la gorge
Quand trop peu est encore trop...
Aglaé
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Titre : nu assis
Technique: fusain sur papier
Artiste peintre : Virginie Duneufgermain










