Les Aglamiettes

18 juillet 2018

Anna Netrebko, La Traviata : Addio del passato

 

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14 juillet 2018

Agla mèches noires...

meches-noires

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12 juillet 2018

J'entends des voix...

 

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Aglaé.. Bonne idée de "Soeur Gudule"... commerce inattendu avec la Chine !!!

 cornette

Le Buffet, jour de la Sainte Xavière...

 

Les Petites Sœurs de Sainte Xavière en Bassinois constituaient une modeste communauté très catholique dont le diocèse n’était pas peu fier. Certains d’entre nous, les plus âgés, se souviennent de leurs robes noires en drap épais et de cette large coiffe blanche si singulière. Un jour, j’ai confondu l’une d’elle, de loin, avec un plombier portant un lavabo sur sa tête. Aujourd’hui, les sœurs sont vêtues d'un uniforme gris tristounet et d’un voile assorti, imposés par un Vatican mysogine à toutes les congrégations.

Les bâtiments conventuels dataient du dix neuvième siècle. Sobres, sans intérêt, mais entretenus avec le plus grand soin. Ils abritaient une trentaine de cellules pour les moniales au rez-de-chaussée, et au premier étage, deux grands ateliers. Là, on fabriquait divers objets dont la vente, chaque année, à la sainte Xavière, équilibrait bon an, mal an, les finances toujours chancelantes de la communauté. Ce jour-là, les religieuses préparaient des gâteaux secs, très appréciés, à l’exclusion des pets de nonnes dont la mère supérieure avait interdit la confection.

Sœur Gudule, imaginative et gaie, mais tellement stricte d’allure qu’on avait peine à croire qu’elle avait suivi les cours des Beaux Arts avant son noviciat, assumait la responsabilité des ateliers. Elle avait pondu quelques années auparavant un projet gentiment fantaisiste où des ailes de papillons finement collés sur un support de liège, figuraient la robe de la Vierge, le turban de Joseph et la barboteuse de l’enfant Jésus. C'était surprenant. Plusieurs années de suite, le stand « papillons » avait cartonné comme disait Gudule en privé ! Les plus jeunes sœurs de la communauté, les petites frangines comme disait Gudule, en juin et juillet, se faisaient une joie de chasser les indispensables papillons, brandissant bien haut leurs filets, retroussant leurs jupes, et gambadant comme des petites folles dans la campagne. Elles étaient plus ou moins escortées par la vieille sœur Aglaé qu’une arthrose de genoux rendait un peu lente et souvent ronchon. "Aglarthrose" comme on disait méchamment ! Ensuite, avec un peu d’éther, on euthanasiait les petites bêtes avant de les épingler bien à plat sur du papier hygiénique. La mère supérieure détestait qu’on verse une larme sur la mort des papillons. Restaient, après le montage des Jésus-papillons, les dernières finitions avant le grand jour. Gudule s'en chargeait dans la bonne humeur, en fredonnant derrière le dos de la Mère supérieure :

Pour Sainte Xavière

Pinceaux dans un verre...

Ou dans l'derrière,

En souvenir des beaux arts !

Comme Picasso

La colle dans un pot

Avec l’emploi intensif des insecticides, les papillons se raréfièrent, puis disparurent. Le bénéfice de la vente manqua cruellement à nos sœurs. Un autre projet naquit après que sœur Gudule eut fait une retraite de huit jours dans un monastère voisin où le recueillement total et la bien maigre chère propulsaient les âmes ainsi allégées, à une hauteur vertigineuse.

De retour à la maison mère, Sœur Gudule entretint la mère supérieure de sa nouvelle trouvaille :

- Ma mère, dit-elle, je brûle de vous soumettre quelques idées nouvelles pour la fête annuelle de Sainte Xavière.

- Je vous écoute, ma fille, et d’autant plus attentivement que le niveau de nos réserves financières est si bas que nos vœux de pauvreté seront très faciles à suivre cette année.

- Je vous apporte donc le dessin à peine terminé d’un Enfant Jésus au maillot. Comme vous voyez, il mesure environ quinze centimètres, le maillot et le capuchon sont d’un seul tenant, le visage de Jésus est tourné vers le ciel, et un ruban doré, croisé sur le corps de l’enfant, maintient doucement le vêtement.

- C’est très joli, sœur Gudule. Dites-moi ce que nous pouvons faire de cette esquisse.

- Je sais, ma mère que vous ne répugnez pas devant les techniques modernes, quand elles sont au service de notre maison bien-aimée…

- Bien sûr, bien sûr, continuez ma fille…

- J’ai donc pensé réaliser en terre, par modelage, cet enfant jésus. Puis je le ferai cuire dans un four, par un potier, à une température convenable. Ensuite, il faudra adapter un moule très précis de la statuette, et, à partir de ce moule, nous obtiendrions autant de Jésus qu’il nous en faudra pour la Sainte Xavière.

- J’entends la cloche de la chapelle qui nous appelle. Allons prier le Seigneur de nous guider vers de bonnes décisions aussi bien pour le salut de nos âmes que pour les problèmes matériels auquels nous sommes confrontés sur cette terre.

- Je vous rejoins, ma mère, et je serai de toute façon, votre fille obéissante.

- Soeur Gudule pensait en effet que l'Art et la Gaierté n'ôtaient rien, au contraire, à sa vocation.

Dans les couloirs un peu frais qui desservent les cellules, eut lieu, le soir-même la suite de cette conversation.

- Vous m’appelez, ma mère ?

- Oui, Gudule. Pendant la prière, à la chapelle, et je m’en confesserai, je me suis demandée comment nous y prendre pour obtenir les enfants Jesus à partir des moules ?

- C’est une technique très simple et très connue, ma vénérée mère. Le moule est coupé en deux, chaque moitié est remplie d’une résine fine à l’état liquide et, lorsque la résine est suffisamment durcie, on démoule les Jésus, les demi- Jésus pour être précis, que l’on réunit par un encollage invisible apres un polissage soigneux.

- Merci ma fille. Dormez bien.

C’est ainsi que le projet des Jésus en résine vit le jour. Monsieur l’Archevêque, mis au courant, promit d’honorer de sa présence la fête de la sainte patronne et les petites sœurs se mirent joyeusement au travail. Entre terre, modelage, résine, colle, les ateliers bourdonnaient en permanence. Les cuissons nécessaires pour réaliser ce qu’on appelle un biscuit à une température de 700 degrés étaient faites au village, dans le grand four du potier. Deux sœurs parmi les petites frangines, désignées pour cet office, portaient et rapportaient les précieux objets dans un grand panier que prêtait en ronchonnant la petite sœur préposée à la cuisine et qui ressemblait elle-même à une grosse religieuse du patissier.

Quand vint la Fête de Sainte Xavière, presque cent Jésus de quinze centimètres, d’un joli blanc cassé, une empreinte dorée entourant délicatement les langes de l’enfant, posés sur un velours bleu ciel, attiraient tous les regards vers le stand numéro neuf. Le succès fut immédiat. Mis à part quelques erreurs de caisse, dûes au nouvel Euro encore mal intégré par les visiteurs, et malgré les frais d’investissement dans le matériel, le bénéfice dès cette année-là, fut assez joli.

L’année suivante, tout en s’y étant pris très à l’avance, nos religieuses, Gudule en tête, furent débordées de travail. Elles offraient au Seigneur le temps passé dans les ateliers au-delà des trente cinq heures par semaine prévues par la règle de la communauté. La vente des Jésus dépassa toutes leurs espérances. Les visiteurs, plus nombreux d’année en année, achetaient les statuettes pour offrir à leurs amis et décorer la crèche de Noël. C’était un véritable engouement, un peu comme on avait vu la mode des nains de jardin quelques années auparavant. Une religieuse assurait fermement la comptabilité du monastère et malgré sa discrétion proverbiale, le bruit courait un peu partout, que les caisses étaient pleines. Comme le toit de la cathédrale était en mauvais état, Monseigneur était aux petits soins auprès de notre prieure.

L’année suivante, Sœur Gudule retourna faire une retraite. Cette fois, il fallait trouver, non pas une nouvelle idée, mais plutôt la bonne façon d’exploiter la précédente. Les pauvres petites sœurs, exténuées, ne pouvaient plus faire face à la demande.

La prieure et Gudule discutèrent soir après soir, avant de rejoindre leurs cellules et prirent leurs décisions en grand secret. Personne ne leur posa de questions, bien entendu.

Au printemps, à la date où généralement les soeurs se mettaient au travail, la mère supérieure dit simplement qu’on n’ouvrirait pas les ateliers cette année. Ce fut la stupéfaction. Si chacune échafauda des hypothèses, ce fut dans le secret de son cœur. On approchait de la Sainte Xavière, les stands furent repeints comme d’habitude, on réalisa les pâtisseries et les confitures habituelles. Le temps était magnifique cette année-là, on avait presque oublié les Jésus en résine.

Or, un matin, quand les nonnes empruntèrent comme de coutume le long couloir qui conduit des cellules à la chapelle, elles virent, posées à terre, une dizaine de grandes caisses fermées sur lesquels on pouvait lire en grosses lettres rouge : 

FRAGILE

Et en plus petites lettres :

Made in China

 

Aglaé Vadet

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11 juillet 2018

"Les timides"... AGLA !

TIMIDES

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10 juillet 2018

Sacrée soirée... Pepito...

agla_cueillette

 

Sacrée soirée

En souvenir de l’histoire préférée de mon Papi (et de quelques autres, aussi).

 

 

Tout est parti d’un bon sentiment. Depuis des lustres Pepita râlait après mes sorties nocturnes et mes rentrées à pas d’heure. Certes, ces virées étaient justifiées par les contacts client que j’étais obligés d’entretenir pour mes affaires, mais il faut bien le reconnaitre, c’étaient autant de soirées que nous ne passions pas ensemble. Comme disait Audiard, il faut savoir être gentil avec les femmes, même avec la sienne. Alors pour notre anniversaire de mariage, j’ai décidé de marquer le coup.

-  Ma chérie, ce soir, laisse tomber la vaisselle, tu pourras toujours la faire demain. Je t’emmène faire la fête.

Dire qu’elle en était contente est bien en-dessous de la vérité. Le temps de s’habiller smart, de commander un taxi et nous voilà partis pour une soirée inoubliable. Par atavisme, j’ai suivi mon trajet habituel et nous nous sommes retrouvés devant le cabaret de la Lune Douce (prononcez Sweet Moon) et ça, c’était pas une bonne idée.

A l’entrée, Ludi le videur (on l’appelle comme ça à cause de ses répliques pleines d’humour au cours de bastons qu’ont mal tourné…), m’a fait un petit signe de tête accompagné d’un :

- B’soir m’ssieur Resk.

Auquel j’ai répondu sans réfléchir :

- Bonsoir à toi, Lud’.

- Tu le connais ? m’a aussitôt demandé ma dulcinée.

- Heu… tu sais, je suis venu ici une ou deux fois. Ces gars-là sont physionomistes, c’est un peu leur boulot.

- Ha…

Nous sommes arrivés au vestiaire et de derrière le comptoir, Cat (on l’appelle ainsi car elle ronronne au milieu des fringues comme un gros matou) m’a fait une grand sourire accompagné d’un :

- Bonsoir Monsieur Resk…

- Elle aussi est... phy-sio-no-miste ? a persiflé mon épouse.

Là, je me suis dit que la soirée allait être longue…

Quand nous sommes entrés dans la salle, Myndie (moins le quart) est venue vers nous de sa démarche nonchalante, sont plateau de cigarettes pendu autour du cou.

- Bonsoir M'sieur Topepi, des Malb', comme d’hab ?

Là, sans même regarder en direction de l’amour de ma vie, j’ai senti la tension monter. Puis est arrivé Widjet (nommé ainsi pour ses prouesses dignes d’Air France : toutes les minutes, toutes les directions, toujours en grève !), le maitre d’hôtel.

- Votre table habituelle est libre, monsieur Resk. Juste devant la scène.

Prenant l’air le plus innocent possible, j’ai enjoint mon épouse à passer devant. Je n'ai pu éviter son regard et du coup, j’ai senti la température baisser de plusieurs degrés.

Nous nous sommes assis et j’ai jeté un œil sur nos voisins de table. A ma droite, Acratopège (surnommé Accra à cause de lointaines origines antillaises) faisait des mots croisés en attendant le début du spectacle. Il se tourne vers moi et me demande :

- Hé, Topepi, "Bouton de rose" en huit lettres, commençant par C et finissant par S… t’as une idée ?

- Et bien vois-tu, hier, je l'avais sur le bout de la langue, mais ce soir, je sens que cela va m’échapper complètement.

Plus loin, Annick (je n’ose pas deviner d’où lui vient un tel pseudo) sirote un cocktail avec Brume (ainsi nommée car elle est toujours entre deux eaux). Elles prennent des notes sur ce qui les entourent histoire de réécrire le tout en hiéroglyphes à phrases courtes et à répétition spontanée (quel poète ce Topepi !).

Le cocktail d’apéro est fort gouteux et, heureusement, l’ambiance se décontracte tout doucement. Sur les planches, Hersen (un pseudo prédestiné pour le spectacle) en profite pour faire son one-woman-show et nous raconter son histoire drôle. Ma foi, c’est moins dangereux que Parkinson pour nous faire perdre quelques gouttes du précieux breuvage (quel affreux ce Topepi !).

Cette mise en bouche terminée, arrive le moment chaud de la soirée. Un speaker annonce le clou du spectacle : l’artiste vedette, Pimpette ! (allusion, je pense, aux vents violents de la région de Brest). Un tonnerre d’applaudissements retentit, tandis que la lumière se tamise (comme disent les Londoniens). Sur une musique langoureuse, Pimpette commence un savant effeuillage, thème de sa danse dévoilée, tout en effectuant quelques passes lascives à s’en pourlécher les sourcils. Comme elle s’approche de notre table, je vais pour la congratuler (et le reste aussi, comme dirait Coline) mais le regard de ma dulcinée me retient juste à temps. En deux temps et huit mouvements, Pimpette se retrouve nue comme au jour de sa naissance et fait tourner son string du bout de l’index, façon Thierry La Fronde. Elle fait trois pas vers le devant de la scène et, tout en me jetant une œillade égrillarde, s’exclame !

- Et c’est pour qui la p’tite culotte ?!

Et là, comme un seul homme, toute l’assistance se retourne vers notre table et braille :

- C’est pour Topepiiiiiiiiiiiii !

Avant d’avoir fait ouf, Pepita se lève et m’envoie une mandale à décorner un bœuf. Elle ramasse ses affaires et se précipite vers la sortie. Je cours derrière elle et remarque du coin de l’œil Plumette en mode arroseur automatique. Elle tourne la tête de droite en gauche en faisant : tss, tss, tss, tss…

Je rattrape l’amour de ma vie sur le trottoir. Elle en profite pour m’assener tout un répertoire de noms d’oiseaux dont je croyais certaines espèces disparues. Ludi sifflote (histoire d’être raccord) et fait semblant d’être occupé à nous appeler un taxi. Un véhicule se gare enfin à nos pieds et nous entrons. Pepita continue de m’encenser copieusement pendant le trajet. J’essaie de me justifier, de prétexter une suite malencontreuse de quiproquos, mais rien ne peut arrêter l’avalanche de reproches.

Au moment où je crois avoir trouvé un argument de défense imparable, profitant d’un arrêt au feu rouge, le chauffeur se retourne et je reconnais Stony (surnommé ainsi à cause d’une vieille histoire de pseudo). Il/elle me regarde dans les yeux et annonce tout à trac :

- Dites, M’sieur Resk, depuis qu’on se connait, on en a ramené des grognasses, mais des casse-couilles comme celle-là, c’est la première fois.

 

Pepito.

Image : Blo de "Pimpette"...

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L'homme feutré... AglaDan...

grosse tete agla

L’homme feutré

 

 

Il me sent glisser doucement dans la peau d’un tueur

Trébuchant au milieu de la foule

Les yeux plantés au fond d’une hache déjà bien réelle

Une hache qui durcit dans sa main

 

Et puis cette idée

Cette idée absurde tenace

Couper la tête d’une femme

Lui défoncer la gorge et ne jamais s’arrêter

Pourquoi ?…

Pourquoi elle, et puis elle, et toi aussi là-bas !

 

Il vous attend il vous guette

Lui le timide lui le dernier

Toujours au fond de la vie

Qui ne dit jamais rien

Qui s’excuse de s’excuser quand vous lui faites mal

Ou quand vos bras se tendent

Pour lui dire tout bas qu’il a le teint bleu

Les manches trop longues

Qu’il sent la lavande

La frite de ducasse

La gitane maïs

Et la file d’attente

 

Il avance en baissant la tête

Le regard tourné vers les crottes de chiens

Il les compte pour se sentir moins seul

Il les trie suivant la couleur et la consistance

Pour faire semblant d'être avec vous

Vous les passants et tous vos sales coups d’épaules

Vous qui osez…

 

Il s’enfonce alors des éponges sous la glotte

En prenant soin de choisir les nappes de brouillard les plus sinistres

Et tout ce froid qui tourne autour…

 

 

Dan, sur un feutre d’Aglaé.

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09 juillet 2018

Le sable de l’absence... Arielle...

Vent de sable

Le sable de l’absence

 

Je fus l’enfant que tu as fuie
façonnée
comme en ronde-bosse
par ton effacement précoce
ce souffle dont je suis pétrie 

ébauche
étrangère à ta main
j’étais 
sans ciseau ni burin
et par défaut
ta créature

plus ressemblante que nature 
au point que je n’ai pas tenté
de te voler plus que ma vie
la tienne
je te l’ai laissée

Dans le sable de ton absence
j’appris 
mon père 
à cultiver
le respect de ta liberté
ce fut ma façon de t’aimer

 

Arielle

arielle

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08 juillet 2018

L'été... Aglaé...

 

statue

L’été

 

Nul ne peut échapper aux horreurs de l’été

Aux bisons mal futés

Aux rombières mal foutues

Aux viandes boucanées sous des parasols bleus

 

La marmaille aux pâtés

Pépé à la pétanque

Les grasses frites chaudes

Pastaga obligé

Chez Jojo chez Gégé

 

Mon Dieu rendez-nous vite

Le beau mois de septembre

La rentrée des écoles

La brise du matin

Deux ou trois chiens qui flânent

Un bon froid de Novembre

La pluie de la Toussaint

 

Quand les moustiques enfin partis

Les gens retrouveront leur métro

La plage enfin déserte

La mer toute lavée

Sans regret oublieront les baroufs de l’été

 

 Aux viandes boucanées sous des parasols bleus

La marmaille aux pâtés

Pépé à la pétanque

Les grasses frites chaudes

Pastaga obligé

Chez Jojo chez Gégé

 

Mon Dieu rendez-nous vite

Le beau mois de septembre

La rentrée des écoles

La brise du matin

Deux ou trois chiens qui flânent

Un bon froid de Novembre

La pluie de la Toussaint

 

Quand les moustiques enfin partis

Les gens retrouveront leur métro

La plage enfin déserte

La mer toute lavée

Sans regret oublieront les baroufs de l’été

 

Aglaé

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26 juin 2018

Agla Corneille...

agla-corneille

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Comme une évidence...

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24 juin 2018

PHLEURS SEXY...

phleurs-sexy

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22 juin 2018

Billie sous les feutres d'Aglaé !

agla-billie-feutre

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20 juin 2018

Sculpture de Rémy avec son imprimante 3D !

remy

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12 juin 2018

"TOUT FEUTRE TOUT FLAMME"...

tout-feutre-tout-flamme

 

 Le recueil "TOUT FEUTRE TOUT FLAMME"

a été édité et imprimé par Dan, à 20 exemplaires.

Il est su-per-be!

J'en ai préparé 10 aujourd'hui qui seront postés dans la semaine

Il m'en reste 9 dont 1 pour moi !

Je vends les autres moyennant 20 euros (franco de porc) à mon adresse :

 

Aglaé Vadet

29 Avenue Foch

76600 Le Havre

 

Chèque libellé à l'ordre de

Madame VADET

  

Doudou en a vendu 1...à son coiffeur !

TOute la ville va le consulter dans le salon...ça me fait rire!

 

J'embrasse tout le monde

 

Aglaé

 

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WOODY...

stardus-memories


“Bien d'autres détails m'échappent, mais je fus traumatisé quand on m'arrêta à Beverly Hills deux mois plus tard pour avoir tenté d'épouser une huître.”

Woody Allen / Destins Tordus

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02 juin 2018

Ils ne sont pas tous là...

 sylvie

Non, ils ne sont pas tous là… Cependant ce tableau détourné brillamment par Sylvie en dit long sur notre parcours. La réalité éclate au détriment du virtuel. Le temps a passé, mais rien n’a changé dans le fond… On est seulement un peu plus dégarni du cuir chevelu, quelques rides se sont faufilées sans qu’on leur demande leur avis, mais on s’en fout royalement, nous sommes restés des enfants avides de mots, amoureux l’un de l’autre, de gueulantes en « tu-me-manques ».

Merci Aglaé…

 

Dan

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01 juin 2018

Viens cancaner... Aglaé...

 quand-on-est-deux



Viens cancaner dans la cuisine
Dire des horreurs de la voisine
Ses gros yeux leechees quand ils bougent
Tu y devines des poissons rouges

Viens papoter sur la banquette
Tu diras : "comme tu es jolie !
Dansons un slow sur le tapis"
Si on crève la dalle, toi ou moi,
Hop ! Hop ! au restaurant chinois !

Babillons avant sous la douche
Avec du savon plein la bouche
A force de rire comme des bossus,
Ma tignasse ! Sens dessous dessus

Murmurons très doux, il est tard
Entre la couette et le plumard
Les mots à moi que tu préfères
Introuvables dans le dictionnaire     

agla

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29 mai 2018

Un aglaème "Pouf ! Pouf !"...et quelques images pour Niki de Saint Phalle, avec toute mon admiration !!!

niki

nik

 

 

 

 

 

 Pouf ! Pouf !


J'ai beau tout faire pour détester
Tout tenter, toujours tout raté
J'ai jamais pu y arriver
J'entends amare amabam
Comme dit si bien mon Augustin
Deo gratias fais pas le Malin !

Après tout on verra bien

Beau potentiel ! Beau popotin !
Sous-tif par-ci, string par-là
Talons tic-tac en métronome
Deux glaçons dans un whisky
Cervelle de poireau, collier de chien
Body noir, jupette au vent
Escalade le ciel sept ou cent

Après tout on verra bien !

Les nouvelles c'est toujours pareil
Souvent une bonne et une mauvaise
Un coup, c'est un soir sans réveil
Ou pire, une nuit sans matin
Attention ! Tout doit disparaître !
Moi aujourd'hui, toi demain !

Après tout on verra bien

Le poème s'échappe du poète
Comme la bulle d'un dessin
Si ton stylo pleure sur papier
Du tabasco dans tes bluettes
Et du pep dans tes épitaphes
Ne reste pas là en carafe
Traîne-toi humblement jusqu'à l'aube

Après tout tu verras bien !

Ce qui ne dure pas toujours
Cherche-le, c'est le vrai bingo
Et le poème double la prose
En vitesse surmultipliée
Oui je passerai par tes mots
Ne change rien au scénario

Après tout nous verrons bien

Le clavier fredonne ce matin
Je me vautre incognito
Tantôt boeuf et tantôt grenouille
Dans mes brouillons de la veille
Je titube au milieu des mots
Tel un héros tout dézingué
Mettons vite un peu de désordre...

Après tout ils verront bien.

Niki De Saint Phalle-hon-elle-1966

 

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28 mai 2018

A Favouille... Aglaé

de-vlamink

 

J'étais à Favouille les Mirettes
Par un moche Lundi cafardeux
Quelques verres en trop dans le nez
Un peu de nuit dans les idées

Quelques euros dans la pochette
Pour tirer à boulets roses
Dans l'airbag du pélican
En plein coeur du vieux juke-box

La soirée ne vaut pas tripette
On attendait un peu de changement
Toujours pareil les autrement
ça commence vraiment à bien faire
A Favouille on s'ennuie vraiment

Un vieux qui crache ses vérités
Une bière ultime à écluser
Sur le bitume devant la porte
Pilonné par une averse
A cent pour cent la nuit est morte

Le marchand ramasse son sable et l'emporte

Pimpette

 

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